C'est le moment le plus délicat pour le candidat, et il faut le reconnaitre, annoncer ses prétentions salariales n'est pas une chose facile et beaucoup de postulants font preuve de maladresse à ce moment-là, et peuvent même être recalés.
Vous devez être conscient que la façon dont vous aborderez la question pourra en dire long sur votre personnalité.
Vous devrez être réaliste par rapport à votre profil et le marché de l'emploi, en parler avec conviction, mais aussi avec beaucoup de tact !
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Avant de vous rendre à l'entretien, faites quelques recherches sur internet afin de connaitre le marché. Il existe des sites qui proposent des estimations de salaire pour chaque type de poste.
Mais le plus pertinent serait d'en parler avec une personne appartenant à l'entreprise qui recrute.
Il est préférable de laisser le recruteur aborder le sujet et de donner une première tendance. D'ailleurs, il serait mal vu que vous commenciez l'entretien par « c'est payé combien ? ». Vous ne devez jamais laisser penser que le salaire est votre seule et unique préoccupation.
La discussion autour de votre future paie sera d'autant plus pertinente, si elle est abordée dans le dernier tiers de l'entretien. En effet, vous en saurez plus sur le poste proposé, ses responsabilités, son niveau de technicité, et donc vous pourrez ajuster vos désidératas.
Ayez à l'esprit que tous les salaires ne sont pas libres et que la marge de manoeuvre du recruteur est parfois très limitée. Ils peuvent dépendre d'une convention collective, d'une grille salaire défini pour une des catégories socioprofessionnelles ou d'un budget alloué.
Il faudra alors négocier sur la reprise de l'ancienneté, sur les avantages en nature ou les horaires par exemple ... Vous devez toujours proposer une fourchette de rémunération. Parlez en salaire mensuel, il y aura un petit effet psychologique, le montant paraitra moins gros.
Si votre demande est trop basse, vous donnerez l'impression de ne pas avoir confiance en vous. Inversement, un montant trop élevé pourrait vous disqualifier, en effet bon nombre de recruteurs privilégieront « le moins cher » à compétences similaires.
Si votre interlocuteur vous propose un salaire trop bas, et que les négociations n'aboutissent pas, acceptez ce salaire, mais demandez une revalorisation au bout de quelques mois (par écrit) si les objectifs sont atteints : c'est une sorte de mise à l'épreuve.